
Triptyque — © Park Hyatt Paris-Vendôme
— “Ce n’est pas un restaurant d’hôtel, ce n’est même pas une interprétation. C’est un Café — éternellement à la mode.”
— “This is not a hotel restaurant, it is not even an interpretation of it. This is a Café — eternally fashionable.”
C’est par ces mots que je découvre sur internet — ou plutôt redécouvre — le Café Jeanne dont j’ignorais le nom après y avoir savouré un brunch un dimanche matin. Ce jour-là, j’y vais en compagnie de ma sœur. Elle connaît bien le quartier de la Place Vendôme, ayant parfois affaire à la haute joaillerie pour son travail. Il n’y a pas plus chic comme quartier dans Paris — surtout pour les touristes étrangers. Moi, je n’y connais rien au luxe. Je dois encore tout y apprendre.
It was with these words that I discovered — or rather rediscovered — Café Jeanne online, the name of which I hadn’t known after enjoying brunch there one Sunday morning. That day, I went there with my sister. She knows the Place Vendôme neighbourhood well, as her work sometimes involves high-end jewellery. There’s no neighbourhood in Paris more chic — especially for foreign tourists. As for me, I know nothing about luxury. I still have everything to learn.

Façades Parisiennes — © Park Hyatt Paris-Vendôme
La façade du Park Hyatt rue de la Paix — où se trouve le Café Jeanne — est discrète. C’est le luxe que j’apprécie — à la manière de la maison CELINE. Sans tape-à-l’œil et sans clinquant. Tout à l’intérieur. Dans la matière. Le hall d’entrée est à l’image de ce luxe. Design totalement épuré. On remarque à peine les plantes ornementales. Pierre de Paris pour le comptoir d’accueil des réceptionnistes. Palette résolument noire et brune dans le reste des espaces du lieu. Absolument rien ne dépasse ou ne traîne. C’est l’architecte américain Ed Tuttle qui a pensé le design des lieux, lors de la transformation d’immeubles haussmanniens en hôtel, ouvert en 2002.
The façade of the Park Hyatt on Rue de la Paix — where Café Jeanne is located — is understated. This is the sort of luxury I appreciate — in the style of CELINE. No flashiness, no ostentation. It’s all on the inside. In the materials. The entrance hall epitomises this luxury. The design is utterly minimalist. The ornamental plants are barely noticeable. The reception desk is made of Pierre de Paris. The rest of the space features a resolutely black and brown colour scheme. Absolutely nothing sticks out or is out of place. It was the American architect Ed Tuttle who conceived the design of the premises during the conversion of Haussmann-style buildings into a hotel, which opened in 2002.
Le Café Jeanne, je l’apprendrai plus tard, réunit trois ambiances : l’espace sous verrière, qui jouxte le bar, l’espace cheminée et la terrasse. Une même carte y est proposée.
Café Jeanne, as I would later learn, brings together three settings: the space beneath the glass roof, next to the bar; the fireplace lounge; and the terrace. The same menu is served in all three.
J’y suis venu plusieurs fois — prendre un thé ou un verre sur la terrasse située dans la cour intérieure de l’hôtel. Généralement en été. En traversant le hall puis en marchant en direction de la terrasse du Café Jeanne, on traverse les salons de l’hôtel. C’est en y passant plusieurs fois que j’aperçois, brièvement et de loin, l’intérieur du Café Jeanne. Je retiens pour tout souvenir, à ce moment-là, les grandes glaces derrière le comptoir du bar.
I’ve been there several times — to have a cup of tea or a drink on the terrace in the hotel’s inner courtyard. Usually in the summer. As you cross the lobby and walk towards the terrace of Café Jeanne, you pass through the hotel’s lounges. It was whilst passing through there several times that I caught a brief glimpse, from a distance, of the interior of Café Jeanne. All I remember from those moments are the large mirrors behind the bar counter.

Bulle Parisienne — © Park Hyatt Paris-Vendôme
On y est comme dans une bulle — ici, dans cette cour intérieure. Il n’y a plus le bruit de la capitale. On pourrait être n’importe où, sauf à Paris. Là aussi, la beauté et le luxe de l’ornement tiennent à la grande simplicité apparente de l’endroit. Buissons nettement taillés le long des murs de la cour intérieure. Grandes et belles baies vitrées qui donnent vue sur l’intérieur de l’hôtel. Quelques petits arbres ici et là pour décorer le tout. Un glacier est installé ces jours-là entre les tables. On y croise touristes et voyageurs étrangers.
It feels as though you’re in a bubble here, in this inner courtyard. The noise of the capital has faded away. You could be anywhere, except Paris. Here, too, the beauty and luxury of the décor stem from the place’s apparent simplicity. Neatly trimmed bushes line the walls of the inner courtyard. Large, beautiful bay windows offer a view of the hotel’s interior. A few small trees here and there add to the décor. An ice cream stand is set up between the tables on those days. You come across tourists and foreign travellers there.

Toiles — © Park Hyatt Paris-Vendôme
Une autre fois, c’est dans les salons attenants à la réception que je prends un café. Je profite de l’intérieur, au propre comme au figuré : je visite les lieux. Cela me permet de découvrir les toiles aux murs. D’observer le personnel au comptoir. Ou cette employée de l’hôtel qui observe la salle comme si elle anticipait une demande d’un des nombreux clients. L’ambiance y est particulièrement douce, entre les lumières à l’effet tamisé, le revêtement au sol et les clients eux-mêmes qui jouent le jeu.
On another occasion, I’m having a coffee in the lounges adjoining the reception area. I’m making the most of the interior, both literally and figuratively: I’m exploring the premises. This allows me to admire the paintings on the walls. To observe the staff at the counter. Or that hotel employee who scans the room as if anticipating a request from one of the many guests. The atmosphere is particularly pleasant, thanks to the subdued lighting, the flooring and the guests themselves, who all play along.
Le jour de ce fameux brunch, j’avoue être impatient comme un enfant. C’est la première fois de ma vie que je vais prendre un repas dans un établissement comme le Park Hyatt. Il a fallu réserver avant, je crois. On est accueilli le plus courtoisement possible. Nous obtenons une table située en bordure du Café Jeanne — la version intérieure ce jour-là. Il y a de la musique pour accompagner l’évènement — une femme aux cheveux blonds, qui chante en anglais, avec une harpe si mes souvenirs sont bons. Je me rappelle cette perspective, les colonnes à gauche, des clients à table sur la droite et, en face, la sculpture de Roseline Granet : un homme chevauchant un lion.
On the day of this famous brunch, I must admit I’m as excited as a child. It’s the first time in my life I’m going to have a meal at an establishment like the Park Hyatt. I think we had to book in advance. We’re welcomed as courteously as possible. We’re given a table on the edge of Café Jeanne — the indoor version that day. There was music to accompany the event — a blonde-haired woman singing in English, accompanied by a harp if my memory serves me correctly. I remember the view: the columns on the left, diners at their tables on the right and, opposite, Roseline Granet’s sculpture of a man riding a lion.

Les Glaces Obsédantes — © Park Hyatt Paris-Vendôme
Le prix est loin d’être prohibitif au regard du cadre, de l’implication du service, de la qualité des produits et de l’ambiance musicale. 160 euros par personne. Je n’ai pas de point de comparaison. Le prix comprend un buffet d’entrées imaginé par le chef Jean-François Rouquette, un plat, une coupe de champagne ou un cocktail, puis le buffet de desserts de la cheffe Narae Kim. Ce sera un fish’n’chips pour moi— avec, comme on le dirait à un enfant, du vrai poisson qui n’est pas carré. Pour ma sœur, je ne me souviens que du thé.
The price is by no means prohibitive, given the setting, the attentive service, the quality of the food and the musical atmosphere. 160 euros per person. I’ve got nothing to compare it with. The price includes a buffet of starters created by chef Jean-François Rouquette, a main course, a glass of champagne or a cocktail, and then pastry chef Narae Kim’s dessert buffet. I’ll have fish and chips— with, as you’d say to a child, proper fish that isn’t square. As for my sister, all I remember is the tea.
Le buffet, lui, est à volonté — alors qu’en comparaison, d’autres brunchs offrent des produits et un service bien plus succincts. Je consomme de la dorure alimentaire pour la toute première fois. Elle nappe des gâteaux au chocolat. Le repas se déroule sous la grande verrière du Café Jeanne. Je ne peux pas m’empêcher d’observer le bar, et ses grandes glaces dont l’angle incurvé m’intrigue. C’est aussi l’un des rares repas au restaurant — même si le Café Jeanne se défend d’en être un — où l’on sent vraiment la provenance des produits. Rien ne semble générique au goût comme au toucher. Des fromages avec une vraie texture et un vrai goût, des gâteaux qu’on dirait presque faits maison, de la charcuterie dont on sait qu’il s’agit vraiment de viande de qualité…
The buffet, on the other hand, is all-you-can-eat — whereas, by comparison, other brunches offer a much more limited selection of food and a much more basic service. I’m trying edible gold leaf for the very first time. It’s used to glaze the chocolate cakes. The meal takes place beneath the large glass roof of Café Jeanne. I can’t help but look at the bar, with its large mirrors whose curved edges intrigue me. It’s also one of the few restaurant meals — even though Café Jeanne insists it isn’t one — where you can really taste where the ingredients come from. Nothing feels generic, either in taste or texture. Cheeses with a genuine texture and flavour, cakes that almost seem homemade, charcuterie where you know the meat is truly top-quality…

Café Jeanne — © Park Hyatt Paris-Vendôme
Tout tient dans un dosage, le plus difficile à trouver et à maintenir : être serviable, anticiper les désirs, et savoir s’effacer pour ne jamais s’imposer au client. C’est ce qu’on apprend dans les reportages à la télévision. Le personnel de ces établissements le sait parfaitement bien : ne pas trouver de solutions ou ne pas avoir de réponse est une faute ici. On se doit de rendre l’expérience inoubliable.
It all comes down to striking the right balance — the hardest thing to achieve and maintain: being helpful, anticipating guests’ wishes, and knowing when to take a back seat so as never to impose on the guest. That’s what you learn from television reports. The staff at these establishments know this perfectly well: failing to find solutions or not having an answer is a mistake here. They are duty-bound to make the experience unforgettable.

Le Bon Dosage — © Park Hyatt Paris-Vendôme
Le service à table est au niveau de mes attentes — et surtout de ce que je pouvais imaginer dans un tel endroit. C’est ma première expérience du service au Park Hyatt. Des questions qui ne sont jamais intrusives, des demandes sans lourdeur (comme une carafe d’eau ou du pain) et même le verre rempli à nouveau sans que le repas soit coupé ou interrompu par la présence du service. Comme dans les vrais établissements de luxe dignes de ce nom. Enfin, c’est ce que je suppose.
The table service lives up to my expectations — and, above all, to what I would have imagined in a place like this. This is my first experience of service at the Park Hyatt. Questions that are never intrusive, requests made without any fuss (such as a carafe of water or some bread), and even my glass being refilled without the meal being interrupted by the waitstaff. Just like in truly luxury establishments worthy of the name. Well, at least that’s what I assume.

Perspective — © Park Hyatt Paris-Vendôme
Pour être franc — moi je le remarque, et une serveuse semble surprise quand je fais une pause le temps qu’elle me resserve. J’observe les autres clients, qui eux sont de vrais habitués contrairement à moi : le repas se poursuit sans même qu’ils s’aperçoivent de la présence du personnel.
To be honest — I notice it, and a waitress seems surprised when I pause whilst she’s refilling my glass. I observe the other guests, who, unlike me, are genuine regulars: their meal continues without them even noticing the staff are there.
Et c’est sur cette impression que je m’arrête. Eux, ma sœur comprise, ne voient plus le service. C’est sans doute à cela qu’on reconnaît les habitués.
And it’s this impression that makes me pause. They — including my sister — no longer notice the service. That’s probably how you recognise the regulars.
Merci à l’équipe communication du Park Hyatt Paris-Vendôme pour sa relecture attentive et pour les visuels qui illustrent ce récit.
Many thanks to the Park Hyatt Paris-Vendôme communications team for their careful review and for the visuals that illustrate this story.
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