CROSS-BORDER MEMORIES — FOREIGNERS, YUGOSLAVIA AND THE SOVIET UNION
— Recueil de 257 pages compilant l’ensemble des textes publiés entre Mars 2025 et Juillet 2026 sur le thème des mémoires transfrontalières, bilingue français et anglais
Sud-Yémen, Yougoslavie, Union Soviétique, Afrique du Sud de l’apartheid, Algérie, Goulags soviétiques, Québec ou encore parcours d’étrangers en France : autant de trajectoires nationales et individuelles explorées à travers l’histoire, la culture, la musique et la fiction.

On y retrouve d’abord un retour sur la vie troublée et complexe de trois anciens états communistes — le Sud-Yémen, la Yougoslavie et l’Union Soviétique — entre musique, culture, cinéma, Islam, crise politique et guerre civile, au moment où le monde communiste connaît entre 1990 et 1991 des mutations sans précédent avant de disparaître progressivement.

Le recueil propose ensuite une synthèse historique consacrée à la guerre frontalière menée par l’Afrique du Sud en Namibie et en Angola entre les années 1960 et 1980 — contexte géopolitique, dynamiques militaires, rôle de Cuba, politique intérieure de l’apartheid, héritages du conflit — ainsi qu’une exploration des cultures musicales sud-africaines des années 1980 (bubblegum, pop, jazz) et de leurs liens avec les réalités sociales de l’époque.

Plus cinq textes plus récents élargissent la réflexion sur la mémoire à une échelle internationale : la Décennie Noire en Algérie (1992–2002), des origines du conflit à ses ramifications économiques et sociales jusqu’à son héritage actuel ; deux hommages aux déportés du Goulag — les Lithuaniens, Finlandais et Polonais exilés sur l’île de Trofimovsk, et les Goulags de la Kolyma, à l’extrémité orientale de la Russie moderne ; un texte sur des rencontres en France avec des personnes sans papiers, entre complicité, galères partagées et espoirs ; et un dernier texte de fiction sur la Yougoslavie, à travers les yeux de Berislav, officier fictif de la JNA (Jugoslovenska Narodna Armija), interrogeant ce qui se passe lorsque tout ce que l’on a défendu pendant des décennies s’effondre en quelques années.

Et enfin, plusieurs textes qui mêlent réflexions sur l’inégale réponse sociétés face à des drames comme le siège de Léningrad et la famine au Bengal à la même époque, ou encore les dérives de l’eugénisme aux Etats-Unis. L’Etat Nouveau au Portugal de Salazar. L’éternelle question de l’indépendance et de l’identité québecquoise. Un détour par la théorie des anciens astronautes, et ce qu’elle enseigne de certains questionnements universels. Puis, pour conclure, un texte sur la houe comme éternel symbole de l’agriculture. Un ensemble mêlant pédagogie, analyse historique, archives visuelles et écriture personnelle sur la mémoire, l’effondrement des mondes et l’exil.
Articles associés :
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- Yugoslavia: what remains of an utopia?
- Urga (1991), 90’s Soviet cinema and troubled times
- South African Border War: a forgotten conflict
- Bubblegum — Township Music in 80s South Africa
- ALGERIA — THE BLACK DECADE
- Lament for Trofimovsk
- A Lament for Kolyma
- THE AFRICAN OF THE QUAYS
- BERISLAV AND THE JNA
- French Algeria — A Missed Brazil ?
- Some thoughts on East Germany 1989 — An ideological dead-end ?
- Ancient Astronauts — Myths, Fantasies and Realities
- LENINGRAD AND BENGAL — Two Faces of Famine
- Poverty, Lobotomy and Eugenics — An American Stigma
- QUÉBEC — Duplessis, la Révolution Tranquille et l’Hiver de Force
- Five Photobooks That Tell the Story of the Soviet Union
- Salazar and the “Estado Novo”
- The Hoe — On the Roots of Subsistence
Early Thoughts — Nuclear War, Cereals and Ideology
— Compilation d’articles publiés tout début 2025, 98 pages, uniquement en anglais
Ce recueil constitue un travail exploratoire sur la guerre nucléaire, l’agriculture et les modèles idéologiques, et pose les bases de recherches développées par la suite. Le texte est mis à disposition en l’état, comme archive publique.
Bible Hébraïque — Femmes, Personnages mystiques, Agriculture et Cinéma
— Publication sous forme d’un recueil d’articles publiés depuis 2023 sur mon site lirelabiblehebraique.fr, 194 pages, uniquement en français
Ce recueil est la prolongation d’un essai intitulé « Bible Hébraïque — Femmes, Personnages mystiques, Agriculture et Cinéma » en Octobre 2025 — une compilation de plusieurs articles sur le thème d’une judaïsme.
Sont donc compilés dans ce recueil les articles les plus essentiels de mon lirelabiblehebraique.fr — des articles qui traitent de façon transversale de la Bible Hébraïque, de l’histoire du Proche/Moyen Orient mais aussi du judaïsme
Algérie — Alger, la Décennie Noire et l’Algérie Française
— Publié en juin 2026, 110 pages, bilingue français et anglais
Sept textes sur l’Algérie, ses strates historiques et la ville d’Alger : l’Algérie française comme territoire d’intégration manquée, la Décennie Noire des années 1990 et ses résonances contemporaines, enfin un parcours architectural et littéraire en quatorze lieux d’une ville qui n’en a jamais fini avec elle-même. Mariages mixtes, statut des coopérants, sort des Français restés après 1962, non-intégration des musulmans algériens, montée de l’islam politique, massacres des années 1997–1998… Entre mémoire familiale et analyse géopolitique, ces sept essais compilés en un seul volume cherchent à regarder l’Algérie sans nostalgie, sans culpabilité, et sans simplification.

Le premier texte (𝗙𝗿𝗲𝗻𝗰𝗵 𝗔𝗹𝗴𝗲𝗿𝗶𝗮 — 𝗔 𝗠𝗶𝘀𝘀𝗲𝗱 𝗕𝗿𝗮𝘇𝗶𝗹 ?) part d’une question : l’Algérie française aurait-elle pu devenir autre chose qu’une colonie ou un champ de bataille ? Ce territoire était une mosaïque réelle — Arabes, Berbères, Kabyles, Juifs, Européens venus d’Espagne, d’Italie, de Malte — et cette diversité aurait pu être le fondement d’un projet commun plutôt qu’un problème à contenir. J’explore pourquoi ce projet n’a jamais émergé : non pas faute de textes juridiques (Sénatus-consulte, loi Jonnart, Statut organique), mais parce que chacun a reculé au moment décisif, refusant de traiter les musulmans algériens comme des égaux réels dans la construction d’une entité commune. L’objectif n’est pas de réhabiliter la colonisation — mais de comprendre ce qu’elle a empêché de naître.

Le deuxième texte (𝗔𝗹𝗴𝗲𝗿𝗶𝗮 — 𝗧𝗵𝗲 𝗕𝗹𝗮𝗰𝗸 𝗗𝗲𝗰𝗮𝗱𝗲) revient sur la guerre civile algérienne des années 1990. Mon objectif y est de restituer la séquence causale complète : l’effondrement du modèle rentier pétrolier en 1986, la démographie explosive, l’arabisation forcée, l’absence de tout canal politique alternatif — qui ont rendu le FIS possible, puis inévitable. J’aborde également la Concorde civile de 1999 non pas comme une page tournée, mais comme une chape de plomb juridique qui a empêché tout travail collectif de mémoire — et dont la condamnation récente de Kamel Daoud pour son roman Houris illustre les conséquences concrètes aujourd’hui.

Le troisième texte parcourt l’histoire d’Alger (𝗔𝗹𝗴𝗲𝗿 — 𝗩𝗶𝗹𝗹𝗲 𝗮𝘂𝘅 𝗧𝗿𝗼𝗶𝘀 𝗩𝗶𝗲𝘀) sur le temps long — de l’époque ottomane à aujourd’hui — à travers quatorze bâtiments emblématiques. La Casbah, la mosquée Ketchaoua convertie en cathédrale puis rendue à l’islam, le Milk Bar et la bataille d’Alger, la Grande Poste et son ambiguité architecturale coloniale, le Maqam Echahid, la Djamaa El Djazaïr. L’objectif est de faire de l’histoire sensible — montrer comment une ville porte dans ses pierres toutes les strates de ce qu’elle a traversé, sans hiérarchiser ni effacer.

Le quatrième texte (𝗔𝗹𝗴𝗲𝗿𝗶𝗮𝗻 𝗪𝗼𝗺𝗲𝗻 — 𝗙𝗼𝘂𝗿 𝗣𝗼𝗿𝘁𝗿𝗮𝗶𝘁𝘀) s’intéresse à la place des femmes en Algérie. Après avoir rappelé leur représentation sous le regard colonial puis leur émancipation progressive face aux normes patriarcales, il revient sur leur rôle dans la culture, la littérature, la musique et la guerre d’indépendance. À travers les parcours de Cheikha Remitti, Djamila Bouhired, Assia Djebar et Fadéla M’Rabet, il interroge les avancées accomplies comme les défis qui demeurent.

Le cinquième texte (Agriculture in Algeria — Struggle for Wheat) part d’un paradoxe : comment un pays quatre fois plus grand que la France peut-il n’avoir que 3% de terres arables ? J’explore l’agriculture algérienne comme le produit d’une double contrainte — géographique d’abord, avec un territoire massivement désertique au-delà d’une frange côtière, puis historique, entre héritage colonial et décennies d’étatisation jusqu’à la fin des années 1980. Plus que le manque de terres, c’est cette accumulation de contraintes qui a nourri une dépendance alimentaire croissante, jusqu’à peser dans les émeutes de 1988. Il ne s’agit pas de dresser un simple constat d’échec, mais de montrer comment, depuis les réformes des années 2000, l’Algérie recompose patiemment sa souveraineté céréalière — jusqu’à la récolte 2026, présentée comme un tournant.

Le sixième texte (Culture in Algeria — 10 Snapshots) se veut comme une mosaïque de fragments marquants de la culture algérienne. Un clin d’œil à la mosaïque discutée dans le tout premier texte de ce recueil. Quant au dernier (𝗧𝗵𝗲 𝗔𝗹𝗴𝗲𝗿𝗶𝗮𝗻 𝗕𝗹𝗶𝗻𝗱 𝗦𝗽𝗼𝘁𝘀 — 𝗜𝗱𝗲𝗻𝘁𝗶𝘁𝘆, 𝗥𝗲𝗻𝘁 𝗮𝗻𝗱 𝗘𝘅𝗼𝗱𝘂𝘀) : il explore les questions difficiles de la dépendance à la rente pétrolière, de l’identité berbère et de l’émigration.
Entre mémoire familiale et analyse géopolitique, ces sept essais compilés en un seul volume cherchent à regarder l’Algérie sans nostalgie, sans culpabilité, et sans simplification.
L’objectif est d’offrir une exploration à la fois personnelle et documentée : chronologies essentielles, dynamiques coloniales et postcoloniales, récits politiques, mémoire collective et trajectoires urbaines. Un travail mêlant essai, archives visuelles, et réflexion sur les héritages contemporains des deux côtés de la Méditerranée.
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