IMAGO

Imago — An unconscious prototype of personae, the imago determines the way in which the subject apprehends others.

Imago — Prototype inconscient des figures de référence, l’imago détermine la manière dont le sujet perçoit les autres.

Jess and I met one summer. She’s visiting Cairo, just like me. She works for a retail company that sells women’s clothing. We both happened to be on the high street, looking for somewhere to have a drink and buy some cigarettes. I was sitting right on the tarmac. The street was deserted. I saw her coming from the street opposite. She watched me for a minute, smiled, then came over to me just like that — all smiles, without fear or prejudice. It was something that hadn’t happened to me in a long time with a woman — whether amongst friends, colleagues or just ordinary people. Her name is Jess. There’s nothing to do in Cairo, so we walked part of the way together to one of the local convenience shops: for want of a romantic setting, we picked up some tins and packets of cigarettes. We walked to the southern tip of the town to see the Mississippi.

Jess et moi, nous nous sommes rencontrés un été. Elle est de passage à Cairo comme moi. Elle travaille pour une entreprise commerciale qui vend des vêtements féminins. Nous nous sommes rencontrés tous les deux dans la rue principale, en recherche d’un endroit où prendre un verre et acheter des cigarettes. J’étais assis à même le macadam. La rue était déserte. Je l’ai vu arriver de la rue en face. Elle m’a observé une minute, a sourit, puis elle m’a abordé comme ça — tout sourire, sans craintes et sans préjugés. Quelque chose qui n’était pas arrivé depuis longtemps avec une femme — entre la présence des amis, des collègues et des gens tout simplement. Elle s’appelle Jess. Il n’y a rien à faire à Cairo, alors nous avons fait une partie du chemin ensemble jusqu’à l’une des supérettes du coin : à défaut d’un cadre romantique, nous avons pris des canettes et des paquets de cigarette. On a marché jusqu’à la pointe sud de la ville pour voir le Mississippi.

As we walked through Cairo, along its deserted streets lined with numerous closed shops, I was reminded of my life in my early thirties in Lexington. A rural town already in decline in the 1970s, and marked, like other towns, by the racial tensions that accompanied economic decline.

En traversant Cairo, et en traversant ses rues désertes avec ses nombreux magasins fermés, j’ai eu le souvenir de ma vie au début de la trentaine à Lexington. Une ville rurale déjà sur le déclin dans les années 1970, et marquée comme d’autres villes par les tensions raciales concomitantes au déclin économique.

I glance at Jess from the side. I really like her long hair and her very delicate features. There’s something almost Italian about her, with her black hair. Something melancholic, too. She has a very beautiful profile. We’re sitting by the water’s edge. She turns towards me and smiles gently. ‘Why are you on your own?’ she asks, her face turned slightly towards me, her eyes cast down. The question, and the way she’s standing, strikes me right in the heart.

Je regarde Jess de côté. J’aime beaucoup ses cheveux longs, et son visage très fin. Il y a quelque chose de presque italien, avec ses cheveux noirs. Quelque chose de mélancolique aussi. Elle a un très beau profil. On est assis au bord de l’eau. Elle se tourne vers moi, me sourit gentiment — Pourquoi es-tu seul ? — me dit-elle, le visage légèrement orienté vers moi, les yeux vers le sol. La question, et sa posture, me frappent au cœur.

In Lexington, I spent my time on my own — I’ve had problems with other people. To put it lightly: I’ve had my fair share of botched brawls, selling cigarettes, solitary pastimes and mixed feelings about women. I prefer solitary activities — it’s better that way. I’m sitting under a covered walkway, alone, with a group facing me under the walkway opposite. Katy is about to do what no woman has done in several years here in Lexington: she’s going to approach me head-on in front of the whole group. The others: they ignore me in public, whilst sometimes going further in private. I’m not even sure we really understand or desire one another, even in secret. I’ve never been able to stand this mix of public rejection and private desire.

A Lexington, je passais mon temps seul — j’ai eu des problèmes avec les autres. Avec humour : je cumule bagarres foireuses, vente de cigarettes, loisirs solitaires et ambivalences avec les femmes. Je préfère les activités solitaires — c’est mieux comme ça. Je suis assis sous un préau, seul, un groupe face à moi sous le préau en face. Katy va faire ce qu’aucune femme n’a fait en plusieurs années ici à Lexington : elle va m’aborder en-tête devant tout le groupe. Les autres : elles m’ignorent en public, tout en allant parfois plus loin en privé. Je ne suis même pas sûr qu’on se comprenne ou se désire vraiment, même en secret. Je n’ai jamais supporté ce mélange de rejet public et de désir privé.

She stares at me, standing halfway between me and the group, then comes over. I’ll be honest: I’ve had my eye on her ever since she arrived in town. Which is something I never do: I tried to chat her up one evening, but I wanted it to be just the two of us. The others were there, the atmosphere was a bit dodgy, and I didn’t want her to think I was being forward. Now I can’t take my eyes off her. It’s caused quite a stir, actually: I don’t give other women a second glance anymore — that was the topic of the conversation I overheard a few days ago.

Elle me fixe à mi-chemin entre moi et le groupe, puis s’approche. Je vais être honnête : je l’ai déjà remarqué depuis son arrivée en ville. Ce que je ne fais jamais : j’ai tenté de l’aborder un soir, mais je voulais que ce soit seul à seul. Il y avait les autres, l’ambiance était louche et je ne voulais pas qu’elle me perçoive comme quelqu’un de déplacé. Je ne regarde plus qu’elle. Cela a d’ailleurs fait jaser : je n’ai plus aucun regard pour les autres femmes — c’était le sujet de la discussion que j’ai surpris il y a quelques jours.

I don’t know, I’m a bit like that. Joking and giving her a big smile. That’s what I tell Jess on the banks of the Mississippi. She’s turned round. She smiles at me and looks at me in disbelief now, then turns her gaze back to the river. I feel at ease with her. She’s wearing a vest top and tight jeans. I fancy her. No, to tell the truth, I’m a bit of an outsider; it doesn’t really work out with other people. That’s what I add after a few minutes’ silence.

Je ne sais pas, je suis un peu comme ça. En rigolant et en lui faisant un beau sourire. C’est ce que je réponds à Jess au bord du Mississippi. Elle s’est tournée. Elle me sourit et me regarde incrédule maintenant, puis tourne à nouveau son regard vers le fleuve. Je me sens bien avec elle. Elle porte un débardeur et un jean moulant. J’ai envie d’elle. Non, pour dire la vérité, je suis un peu à part, ça ne marche pas bien avec les autres. C’est ce que j’ajoute après quelques minutes de silence.

‘Is that you, Mark?’ — That’s how Katy approaches me. I’m silent for a minute. I smile at her and say yes. The whole exchange takes me by surprise — playing along with a spontaneous bit of flirting without even having sought it out, when I hate following conventions. The image that will stay with me: someone has crossed the line and I haven’t said a word. She comes and sits right next to me. Opposite us, the others have suddenly fallen silent, especially the women. I don’t think they can hear us, even though we’re speaking normally. ‘What are you doing here?’ she asks. ‘Not much, I’m working and thinking about what to do next.’ She turns her head towards the group opposite. “That’s good. The others are going to the barn later. Are you coming?” I reply that no, I’ve got things to do. “All right,” she adds, “I’ll go with them. See you later.” Without realising it, I’ve just shown the women in the group — who’d been watching the whole scene — that I’m a normal person.

C’est toi Mark ? — C’est ainsi que Katy m’aborde. Je suis silencieux une minute. Je lui souris et je dis oui. La séquence me surprend — jouer le jeu spontané d’un flirt sans même l’avoir cherché, moi qui déteste suivre les conventions. L’image qui me restera : quelqu’un a franchi la barrière et je n’ai rien dit. Elle vient s’asseoir juste à mes côtés. En face : les autres sont devenus brutalement silencieux, surtout les femmes. Je ne pense pas qu’ils nous entendent, même si nous parlons normalement. Tu fais quoi ici ? — demande-t-elle. Pas grand chose, je travaille et je réfléchis à la suite. Elle tourne sa tête vers le groupe en face. C’est bien. Les autres vont à la grange tout à l’heure. Tu viens ? Je réponds que non, j’ai des choses à faire. D’accord, ajoute-t-elle, je vais avec eux, à plus tard. Sans m’en rendre compte : je viens de donner une preuve de normalité aux femmes du groupe qui ont observé toute la scène.

With Jess, things just fall into place naturally. Like me, she’s going to be spending some time here on business in the area. We have no trouble meeting up in the evenings, going for walks and chatting by the river. We make love not long after we meet. It’s the first time in a long while that I’ve been welcomed so warmly. She gently teases me about my desires — ‘It’s important to you,’ she says one evening, laughing and kissing me. The last few years have been marked mainly by encounters with women with whom I felt things weren’t possible — like that married woman, with whom I nevertheless exchanged knowing caresses and smiles, a situation that would have led me to commit a moral transgression — or other failed encounters with women who were sometimes very aggressive — somewhat in the vein of those I used to see when I was younger: desirous, or at least curious in private, yet dismissive in public. I love looking at Jess’s profile in the evening when we’re in bed together. There was never any ‘togetherness’ in the evenings with Katy.

Avec Jess, les choses s’enchaînent naturellement. Comme moi, elle va passer du temps ici pour les affaires dans la région. Nous n’avons aucune difficulté à nous voir les soirs, entre promenades et discussions face au fleuve. Nous faisons l’amour ensemble quelque temps après cette rencontre. C’est la première fois, depuis longtemps, que je suis accueilli aussi généreusement. Elle s’amuse avec douceur de mes envies — C’est important pour toi, dit-elle un soir en rigolant et en m’embrassant. Les dernières années ont été marquées surtout par des rencontres soit avec des femmes avec lesquelles j’ai jugé que les choses n’étaient pas possibles — comme cette femme mariée, avec qui j’échangeais pourtant caresses complices et sourires, un contexte qui m’aurait fait commettre une faute morale — ou d’autres rencontres avortées avec des femmes parfois très agressives — un peu dans l’esprit de celles fréquentées plus jeune, désirante ou du moins curieuse en privé, et dédaigneuses en public. J’aime regarder, le soir, le profil de Jess quand nous sommes ensemble dans le lit. Il n’y a jamais eu d’ensemble le soir avec Katy.

We start hanging out together with Katy — it begins under the pretence of swapping cigarettes — and it seems acceptable to everyone else. It’s the first time I’ve been able to see a woman in public, even if everything remains low-key and discreet. Katy is going to be the first woman to see and accept my desire, and to play on it. When we slip away on our own for a bit, even if we don’t go as far as actual intimacy, she lets me look at her, press against her, or even, one day, brush against her breast. One day, whilst we’re alone, she lets me satisfy myself, watching me with a look that’s a mix of tenderness and attentive observation — ‘Are you feeling better, Mark?’ With the others, it was just glances and evasive remarks. Nothing was ever openly acknowledged. I love looking at her in profile.

On commence à traîner ensemble avec Katy — ça commence sous prétexte d’échanger des cigarettes — ça semble acceptable aux yeux des autres. C’est la première fois que je peux fréquenter une femme publiquement, même si tout reste feutré et pudique. Katy va être la première femme à voir et accepter mon désir, et en joue. Lorsque l’on s’isole un peu, même si nous n’allons pas jusqu’à une vraie intimité, elle me laisse la regarder, être contre elle ou même un jour effleurer sa poitrine. Un jour, alors que nous sommes seuls, elle me laisse me satisfaire, avec un regard mêlant tendresse et observation attentive — Tu te sens mieux Mark ? Avec les autres, ce n’était que regard, formules évasives. Jamais rien d’assumé. J’aime la regarder de profil.

With Jess, everyday life blends harmoniously between intimacy, banter and life as a couple. I let my guard down with her — with others, I’ve always needed to keep things in check, to reassure myself through routine or specific expectations. I’m rediscovering something from the past — when desire, openly acknowledged and fully experienced in a safe way, allowed me to let my guard down. Something I’ll miss with Katy.

Avec Jess, le quotidien se mélange de manière harmonieuse entre intimité, plaisanterie et vie à deux. Je baisse la garde avec elle — avec d’autres, j’ai toujours eu besoin de cadrer les choses, de me rassurer par la routine ou par des attentes précises. Je retrouve quelque chose d’ancien — quand le désir assumé et pleinement vécu de façon sécure me permettait de relâcher la vigilance. Quelque chose qui manquera avec Katy.

Living in my own little world back then in Lexington, and later with Katy, I didn’t realise what was going on around us. Even though I could see some of the goings-on from a distance — with my cigarettes — I didn’t see what people were doing or thinking on a day-to-day basis. A mistake in a city in crisis, where frustrations were mounting. Things are going downhill with Katy. She was very affectionate last week — standing by my side in front of others, holding my thigh — but we’ve ended up having disagreements. I don’t like the way others talk about us, or about her. Honestly, what’s all this about Katy hanging out with Mark? Did he only think about her or what? I want to keep my distance, for her sake. So she doesn’t end up like me. Despite my desire for her. One evening, Katy tries to get closer to me — in front of the others. She looks lovely in her tank top. I look at her without really looking at her. She explodes with anger and smashes a chair in front of everyone. I feel humiliated.

Vivant déjà dans ma bulle à cette époque à Lexington, et dans une seconde avec Katy, je ne me rends pas compte de ce qui se passe autour de nous. Même si je vois de loin certains trafics avec mes cigarettes, je ne vois pas ce que les gens font et pensent au quotidien. Une erreur dans une ville en crise, où les frustrations s’accumulent. Les choses se gâtent avec Katy. Très démonstrative la semaine dernière, elle était à mes côtés face aux autres en me tenant la cuisse, nous avons fini par avoir des désaccords. Je n’aime pas la façon dont les autres parlent de nous, et d’elles. Franchement, c’est quoi ce truc, Katy qui traîne avec Mark ? Il ne pense qu’à elle ou quoi ? Je veux prendre mes distances, pour elle. Qu’elle ne finisse pas comme moi. Malgré mon désir pour elle. Katy tente un soir un rapprochement — devant les autres. Elle est belle avec son débardeur. Je la regarde sans la regarder. Elle explose de colère et détruit une chaise devant tout le monde. Je me sens humilié.

Over the following weeks, Katy tries her luck again. A barrage of insults rains down on me in front of the others. I’m back to being an outcast.

Les semaines suivantes, Katy tente à nouveau le coup. C’est une pluie d’insultes qui s’abat devant les autres. Je retourne à mon statut de marginal.

Things aren’t always straightforward with Jess either. Despite my relaxed nature, I don’t share her touch of madness. She sees this and sometimes grumbles. Intimacy helps to mend those moments and rediscover genuine tenderness. After those weeks together in Cairo, we head back together to Saint-Louis, where we’re lucky enough to live together. Life goes on peacefully.

Avec Jess aussi les choses ne sont pas toujours simples. Malgré ma détente, je n’ai pas son brin de folie à elle. Elle le voit et râle parfois. L’intimité sert à réparer ses moments et à retrouver une vraie tendresse. Après ces semaines ensemble à Cairo, nous repartons ensemble à Saint-Louis où nous avons la chance de vivre tous les deux. La vie continue paisiblement.

Did Katy want to punish me? She’s been openly seeing another man for a while now. He’s the ‘Duke’, as he boasts. She mocks me openly in front of others. I know the man in question has a sordid past, but I can’t say anything. Katy doesn’t know it, and neither do I, but she’s going to die in the coming days. In search of money, some want to try what’s common in the area: robbing a lorry making its way up the back roads towards Saint-Louis. Katy brags about it in front of others. The day she starts venturing out onto the road with the ‘Duke’ and the others, I go up to her — ‘Katy, are you doing anything this afternoon?’ She seems troubled. For me, it’s the first time I’ve ever spoken to a woman in public. She thinks for a moment, then says NO. At 6 pm, the local radio announces that a robbery attempt on Route 17 towards Coila has failed. The two men and the woman who attempted the heist are dead, as is a police officer.

Est-ce que Katy a voulu me punir ? Elle fréquente ostensiblement un autre homme depuis un moment. C’est le “Duke” comme il s’en vante. Elle se moque de moi ouvertement devant les autres. Je sais que l’homme en question a un passé sulfureux, mais je ne peux rien dire. Katy ne le sait pas, et moi non plus, mais elle va mourir dans les jours qui arrivent. En quête d’argent, certains veulent tenter ce qui se fait dans la région : dépouiller un camion qui remonte par les petites routes vers Saint-Louis. Katy s’en vante devant les autres. Le jour où elle commence à s’aventurer sur route avec le “Duke” et d’autres, je vais à elle — Katy, tu fais quelque chose cet après-midi ? Elle semble troublée. Moi, c’est la première fois que j’aborde une femme publiquement. Elle réfléchit, puis dit NON. A 18h la radio locale annonce l’échec d’une tentative de hold-up sur la route 17 en direction de Coila. Les deux hommes et la femme qui ont tenté le coup sont morts, ainsi qu’un agent de police.

Over the following days and weeks, I grieved in silence. I no longer felt any desire for anything. In fact, some women I’d known casually before Katy arrived first chatted about it, then grew concerned. People eventually found out that I was quietly visiting the spot on the road where the shooting had taken place. It’s at the junction of Roads 17 and 430, near a hamlet called Black Hawk. That junction is a good excuse. There’s a Dollar General there now. I have a chat with one of them one evening — ‘You’re allowed to look at other women.’ That wouldn’t really be the case again until Jess. Or rather, it would, but differently — there were other women after Katy and before Jess, but everything was slower, more complicated.

Les jours et semaines suivants, je fais mon deuil en silence. Je n’éprouve plus aucune envie. D’ailleurs certaines femmes que j’ai côtoyé informellement avant l’arrivée de Katy jasent d’abord sur le sujet, puis s’inquiètent. Les gens ont fini par savoir que je me rends discrètement là où s’est déroulée la fusillade sur la route. C’est au croisement des routes 17 et 430, près d’un lieu-dit nommé Black Hawk. Ce carrefour est un bon prétexte. Il y a aujourd’hui un magasin Dollar General. J’ai une discussion avec l’une d’elles un soir — Tu as le droit de regarder d’autres femmes. Ce ne sera plus vraiment le cas avant Jess. Ou plutôt si, mais différemment — il y a d’autres femmes après Katy et avant Jess, mais tout est plus lent, plus compliqué.

Jess and I were heading south one day for the carnival in New Orleans — I didn’t even notice we were driving through that junction, as I was dozing off whilst Jess was at the wheel.

Jess et moi allons vers le sud un jour, à l’occasion du carnaval à la Nouvelle-Orléans — je ne remarque même pas que nous traversons ce carrefour, alors que je suis assoupi, Jess au volant.

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